Démonologie

Satan



Asmodée

Démons

Le mot démon désignait, dans la mythologie gréco-romaine, des puissances spirituelles intermédiaires entre les dieux et les hommes. Il a été repris par le vocabulaire chrétien, comme équivalent de Satan et de Diable. Satan ou l’accusateur, le Diable ou le diviseur. Ces deux termes caractérisant celui que la tradition chrétienne considère comme l’opposant à l’amour et à l’action de Dieu (définition de l’Eglise catholique romaine)

Nommer le lieu du combat spirituel

En introduction, je voudrais nommer trois écueils, trois attitudes relativement naturelles mais dangereuses lorsqu’on entreprend de réfléchir sur le diable : la curiosité, la superstition ou le dédain.

« Lorsque j’ai regardé dans le Vésuve, je n’y ai rien vu ni d’intéressant ni d’instructif » Goethe. Il ne faudrait pas que nous soyons trop curieux sur les matières sombres. Elles ne sont pas intéressantes, il faut les connaître pour les rejeter.

Article : https://catechese.catholique.fr/outils/conference-contribution/310140-nommer-le-lieu-du-combat-spirituel/

Ce module 1 fait le pont entre la théologie et la démonologie en fournissant une information la plus claire possible sur le sujet. La réflexion se tournera vers une approche théologique et biblique du Diable. De nombreux ouvrages sur la démonologie étudient cette notion biblique du démon, mais ils sont incomplets. Ils parlent d’exorcisme, de délivrance, de maux démoniaques… mais pour agir contre le démon, il faut comprendre ce que Dieu veut que nous sachions des démons. La plupart des démonologues sont des praticiens et très peu ont pris la peine d’être des théologiens avant de devenir des praticiens. Ainsi, leur formation est incomplète. Il est capital, pour un démonologue, d’être d’abord un théologien. Pourquoi proposer une telle formation ? La démonologie est l’étude scientifique des démons. Cette discipline fait partie de la théologie. Donc, pour devenir démonologue, il faut avant tout être théologien.
La démonologie étudie les anges déchus à travers différents textes religieux ou littéraires, mais aussi à travers différents témoignages des exorcistes. La démonologie est une discipline complexe. Beaucoup pensent que le démonologue connaît une fascination morbide ou fanatique pour les démons. C’est faux ! Le démonologue veut aider les autres grâce à ses connaissances. Il ne voue pas de cultes aux démons, ils les combat.
C’est quelqu’un de très croyant, qui prie beaucoup, car dans ce combat spirituel, la prière est primordiale pour ne pas subir d’attaques démoniaques. Le démonologue a plusieurs objectifs :

  • Définir une classification hiérarchique des démons.
  • Connaître leurs fonctions. Comprendre leur façon d’opérer.
  • Savoir les reconnaître. Réaliser des enquêtes
  • Combattre les démons

Par cette formation articulée en plusieurs modules, j’aimerais vous partager mes connaissances afin que vous aussi, vous puissiez devenir un combattant de première ligne et entrer dans le combat spirituel.

En savoir plus : https://journal-d-une-demonologue.fr/a-propos-de

Jésus chassant les démons – Julius Schnorr von Carolsfeld – 1860

Évangile selon saint Luc (11. 14-28)

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon, un démon muet. Le démon sorti, le muet parla, et les foules furent dans l’admiration. Mais quelques-uns dirent : « C’est par Béelzéboub, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, lui demandaient un signe venant du ciel. Connaissant leurs pensées, Jésus leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même court à la ruine, et ses maisons croulent l’une sur l’autre. Si donc Satan s’est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il ?… puisque vous dites que c’est par Béelzéboub que j’expulse les démons. Et si moi, c’est par Béelzéboub que j’expulse les démons, vos fils à vous, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges. Mais si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le royaume de Dieu est arrivé pour vous. Quand un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté. Mais qu’un plus fort survienne et le batte, il lui enlève l’armure en laquelle il mettait sa confiance, et il distribue ses dépouilles. Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi dissipe. Lorsque l’esprit immonde est sorti d’un homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N’en trouvant pas, il se dit : ‘Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.’ à son arrivée, il la trouve balayée, bien en ordre. Alors il s’en va prendre sept esprits plus méchants que lui ; ils reviennent et s’y installent. Et l’état final de cet homme devient pire que le premier. » Il parlait ainsi, quand une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : « Heureux les flancs qui t’ont porté et les seins qui t’ont allaité ! » – « Heureux bien plutôt, répondit Jésus, ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent ! »


L’Évangéliste dit que ce démon était muet ou sourd, parce qu’il produit en nous cette infirmité pour nous empêcher d’entendre la parole de Dieu. En effet, les démons détruisent les bonnes dispositions du coeur de l’homme, pour fermer plus facilement les oreilles de son âme: Or, Jésus-Christ est venu sur la terre pour chasser le démon, et nous faire entendre la parole de vérité, et dans ce seul homme il nous a donné comme un avant goût du salut de tous les hommes.

Tite de Bostr. (sur S. Matth)


Jésus ne tire pas sa réponse des Écritures, parce que leur témoignage eût été de nul poids pour les pharisiens qui en donnaient de fausses interprétations, il leur apporte donc un exemple emprunté à ce qui se passe ordinairement. En effet, une maison ou une ville divisée, ne tarderont pas à être détruites; il en sera de même d’un royaume, qui est ce qu’il y a de plus fortement constitué; car c’est l’union des sujets qui fait la force des royaumes, comme des maisons particulières: Si donc, dit le Sauveur, je chasse les démons par le prince des démons, la division règne parmi eux, et leur puissance est détruite. C’est le sens de ces paroles: «Si Satan est divisé contre lui-même, comment son règne pourra-t-il subsister ?» Car loin que Satan soit contraire à lui-même, et se déclare contre ses suppôts, il cherche bien plutôt à consolider son empire. La seule conclusion possible, c’est donc que je triomphe du démon par une puissance toute divine.

S. Jean Chrysostome (hom. 42, sur S. Matth)


Notre-Seigneur nous enseigne encore par ces paroles, que son royaume est indivisible et perpétuel, et nous apprend que ceux qui ne placent point leur espérance en Jésus-Christ, mais qui osent dire que c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons, n’auront aucune part à son royaume éternel.

S. Ambroise


Il appelle le démon le fort armé, non qu’il tienne cette force de sa nature, mais pour exprimer la tyrannie qu’il exerçait depuis si longtemps par suite de notre faiblesse.

S. Jean Chrysostome (hom. 42, sur S. Matth)


En effet, avant l’avènement du Sauveur, il se jetait avec une violence inouïe sur les troupeaux qui n’étaient pas à lui, mais à Dieu, comme pour les emmener dans sa propre bergerie.

S. Cyrille de Jérusalem (Jn 12)


Ses armes sont la ruse, les fourberies, le mensonge, que met en oeuvre sa méchanceté; ses dépouilles sont les hommes qu’il trompe et séduit.

S. Bède Le Vénérable


« Heureux bien plutôt, répondit Jésus, ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent ! » En parlant de la sorte, le Sauveur ne reniait pas sa mère, mais il montrait qu’il n’eût servi de rien à Marie de l’avoir mis au monde, si elle n’eût d’ailleurs été le modèle de toutes les vertus. Or, s’il n’y avait aucun avantage pour Marie d’avoir donné le jour à Jésus-Christ, sans les vertus qui ornaient d’ailleurs son âme, n’espérons rien absolument des vertus d’un père, d’un frère ou d’un fils, si nous ne faisons aucun effort pour les imiter.

S. Jean Chrysostome (hom. 45 sur S. Matth)


La Mère de Dieu est heureuse pour avoir été dans le temps l’instrument de l’incarnation du Verbe, mais elle est bien plus heureuse pour avoir gardé inviolablement et éternellement son saint amour. Ces paroles sont une condamnation des sages d’entre les Juifs qui, au lieu d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique, en faisaient un objet de négations et de blasphèmes.

S. Bède Le Vénérable

Source : https://www.barroux.org/fr/evangile-du-dimanche/troisieme-dimanche-de-careme.html

Troisième dimanche de Carême

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