Le Gui

Cueillette du Gui pour le Solstice d’Hiver

Et voilà le Gui a maintenant formé ses jolies boules blanches…

Si vous trouvez dans le grenier de vos grands parents une serpe d’or pour le cueillir, vous pourrez renouer avec cette fête du Druidisme qui s’appelle MODRA NECHT signifiant la NUIT MERE.

On cueille le Gui , considéré comme la plante d’Immortalité, avec une serpe qui représente le croissant lunaire tandis que les baies, blanches comme des perles, représentent la pleine Lune.

Le Gui spécifiquement féminin, était cueilli à l’origine par les Druidesses mais leur place a été lentement mais sûrement éliminée au fil des siècles par les religions. Mais de nos jours, elles reprennent leur juste place !

Cette fête a souvent été accompagnée de celles célébrant aussi le Blé et le Houx pour la Saint Sylvain devenue la Saint Sylvestre.

Le solstice d’Hiver est une période de renaissance, c’est la période où on reconsidère sa Vie pour prendre un nouveau départ.

Les 12 jours qui séparent Noël des Rois servent à se forger un meilleur avenir en prenant soin que des choses positives car chaque jour aura une influence sur chacun des mois suivants.

Donc Agathia vous conseille de bien semer … pour bien récolter en 2019 !

http://www.celebrante-agathia.com/ceremonie-laique-actualite/130-cueillette-du-gui-pour-le-solstice-d-hiver#

Le Gui, la panacée universelle

Le gui dans les croyances populaires

D’après Véronique Barrau, auteur de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012) : le gui est « un bon parasite ».

Toujours vert: Admirant la verdure et la vitalité inépuisable du gui en plein en hiver, les druides vouaient un respect sans borne à la plante poussant sur de rares branches de chênes. A leurs yeux, « l’eau du chêne », comprenez la sève associée à l’âme de l’arbre, tout à la fois emplie de sagesse et de force, trouvait refuge dans le gui, en période hivernale. Cette présence conférait au végétal en boule des pouvoirs exceptionnels mais fragiles. Seule une cueillette rituelle pouvait empêcher la disparition de ces bienfaits. La récolte devait s’effectuer au sixième jour après la nouvelle lune, lors du solstice d’hiver. Vêtu d’une robe blanche, un druide grimpait au chêne et prélevait une houppe de gui avec une faucille d’or tout en prononçant la formule rituelle Oghelanheu (Que le blé germe). Cette expression, glorifiant le renouveau de la nature symbolisée par le blé, fut déformée dans le temps et devint au cours du Moyen Âge « au gui, l’an neuf ». L’assistance placée sous le chêne, déployait un drap blanc, afin que le gui ne perde ses vertus en touchant terre. Découpée en morceaux, la précieuse plante aux vertus jugées protectrices était distribuée à l’assistance.

La consommation de gui offrait en effet l’invincibilité tandis que le fait d’en porter sur soi ou de l’accrocher dans les maisons et les étables protégeait des sortilèges, des maléfices et des voleurs. Au siècle dernier, la plante merveilleuse placée dans un wagon empêchait même le train de dérailler. Et une seule branche de gui suspendue au-dessus d’un berceau suffisait pour dissuader les fées d’enlever le nouveau-né. Accrochez du gui dans une maison est donc synonyme de chance et de protection pour les habitants, tout le monde sait cela. Pensez toutefois à ajouter une branche de houx dans vos rameaux de gui, le bonheur des autres ne pourra ainsi vous causer aucun tort.

« Suspendu au plafond de la salle commune, mis à la tête du lit des époux, le gui a tenu durant de longs siècles sa place de plante hautement protectrice : foudre, maladie, malchance, infidélité, incendie, épidémie, mauvaise récolte, inondation… Il n’est guère de malheurs contre lequel le gui se soit révélé inefficace. » (Cunningham)

Cueillette du gui: Les druides procédaient à la récolte du gui en utilisant exclusivement une serpe en or, tout autre métal aurait nui aux vertus de la plante. Mais près de Rennes, les habitants croyaient que la soupe de la plante, quel que soit le métal utilisé, portait irrémédiablement malheur. Aussi préféraient-ils arracher le gui. N’hésitons pas enfin à dénoncer les habitants de Velorcey (Haute-Saône) qui dérobaient le gui chez autrui puisque seul un rameau volé avait valeur de porte-bonheur à leurs yeux. Comme vous pouvez le constater, les avis divergent et nous vous laissons libre de faire votre propre choix, quitte à vous arranger avec votre conscience… Sachez que plus les touffes de gui seront fournies et chargées en baies, plus la chance sera au rendez-vous.

Pas si parasite que ça: Le gui est un semi-parasite. il prélève à l’arbre une partie de sa sève brute mais effectue lui-même sa photosynthèse. Il semblerait même qu’il restitue en hiver quelques produits de son activité à celui qui le porte. Le gui n’est en fait nuisible que s’il pousse en abondance, responsabilité qui incombe alors aux grives et fauvettes, friandes de ses baies blanches et qui dissémineront les graines après digestion.

S’embrasser sous le gui: L’échange traditionnel de baiser sous le gui, célébrant l’amitié et l’amour, avait déjà cours au IIe siècle. Mais connaissez-vous les conditions intransigeantes qui doivent être respectées pour ne pas souffrir de désagréments. Le gui doit absolument être cueilli avant Noël et brûlé durant la nuit du 6 janvier. Sans quoi, les couples s’étant embrassés sous les rameaux de verdure pendant le réveillon du jour de l’an ne cesseront de se disputer les douze mois à venir !

Aucune précaution n’est en revanche nécessaire pour échanger un baiser sous un arbre porteur de gui. Il paraît même que c’est un stratagème bien plus efficace que de s’embrasser bien au chaud chez soi. Enfilez néanmoins vos gants et votre bonnet, ce ne serait vraiment pas de chance si vous attrapiez un rhume à cette occasion !

Source de revenu : Une superstition l’affirme : celui qui marche sous le gui suspendu au plafond sans en avoir conscience profitera bientôt d’une rentrée d’argent. Il est en revanche attesté que le gui a permis à certains de récolter quelques sous

Le gui porte malheur, ça existe: Il ne faut jamais enlever toutes les boules de gui d’un arbre, cela porte malheur. De même, aux alentours de Valence, et comme le rapporte l’écrivain Éloïse Mozzani, « passer sous un pommier portant du gui ou manger une pomme provenant de cet arbre, c’est courir le risque d’être ensorcelé. »

Vente: « Au gui nouveau ! Au gui l’an neuf !, Au gui nouveau ! Au gui l’an fleuri ! », telles étaient les formules des vendeurs ambulants qui haranguaient les passants en portant des touffes de gui suspendues à un bâton de frêne ou de bouleau. Au début du siècle dernier, de nombreuses boules de verdure provenant essentiellement de Bretagne et de Normandie envahissaient les rues de Paris et de Londres où les habitants chérissaient particulièrement le gui.

Médecine: « Celui qui guérit tout » comme on le nomma, fut prescrit pour soigner les maux les plus divers : les boutons, les tumeurs, la stérilité féminine, l’empoisonnement, l’épilepsie et même la danse de Saint-Guy ! De nos jours, les propriétés antispasmodiques, sédatives, hypotensives du gui sont reconnues par la médecine.

Étrennes: Au XIXe et au début du XXe siècle, les Bretons de peu de biens présentaient leurs vœux de bonheur de maison en maison. En échange de leurs souhaits et de rameaux de gui, ils recevaient quelques victuailles et parfois des pièces améliorant leur quotidien. Le 31 décembre, les salariés faisaient de même envers leurs directeurs et recevaient un présent en retour. »

En savoir plus sur ce site très complet :

https://www.luminessens.org/post/2016/11/07/le-gui

Phytothérapie

Durant l’Antiquité, les druides considéraient le Gui comme une plante sacrée, symbole d’immortalité de l’âme, et la surnommaient « plante qui guérit tous les maux », les Gaulois le récoltaient avec une faucille recouverte d’or. Il avait également la réputation de panacée universelle, les feuilles de Gui étaient utilisées pour traiter l’épilepsie, les maladies de poitrine et les toux spasmodiques. En 1921, le scientifique Rudolf Steiner émet l’hypothèse que le Gui peut être une plante bénéfique dans le traitement contre le cancer, par injection sous-cutanée de préparations à base de Gui. Des études scientifiques sont actuellement en cours aux États-Unis. La phytothérapie recommande cette plante aujourd’hui pour ses propriétés hypotensives et immunostimulantes.

Indications thérapeutiques :
En usage interne :

  • Vertiges, bourdonnements d’oreille, hypertension artérielle modérée, athérosclérose, ménorragie, hémorragies congestives
  • Troubles de la ménopause
  • Asthme, coqueluche
  • Angoisse, épilepsie, crises nerveuses, maux de tête, manque de concentration
  • Congestion des voies urinaires, artériosclérose
  • Néphrite chronique, douleurs rhumatismales

En usage externe :

  • Leucorrhée
  • Goutte, sciatique, rhumatismes
  • Engelures, crevasses

Conditions d’utilisation

Voie orale : Infusion de feuilles fraîches ou séchées, macération vineuse, gélules

Voie cutanée : décoction, cataplasme


Précautions d’emploi et contre-indications :

  • Femmes enceintes et allaitantes
  • Enfants de moins de 12 ans

Effets indésirables à haute dose ou dose prolongée :

Toxicité des baies :

  • Dépression neuromusculaire
  • Évacuations alvines et sanguinolentes
  • Paralysie
  • Perte de la sensibilité
  • Arrêt du cœur et de la respiration

https://www.nature-en-tete.fr/phytotherapie/gui/ingredient-188

Voir aussi :

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