Le hara, centre vital de l’homme

« ventre gothique » sur une sculpture romane d’un christ

« La loi de mon Dieu est au milieu de mon ventre ».

Saint Grégoire de Palamas

Le hara

Le  » Hara  » n’est pas seulement une théorie doctrinale ; c’est l’enseignement d’une pratique au service de l’essentiel. La pratique de Hara aide à la fois dans la maîtrise de la vie en ce monde et dans la progression sur la Voie. Il s’agit de la Voie qui redonne à l’homme ayant perdu ses racines, la conscience de son origine éternelle et qui le prépare à réaliser sa destination première, c’est-à-dire à révéler l’Etre dans l’existence.
Le retour en son centre originel de l’homme devenu étranger à lui-même a toujours joué un rôle décisif dans l’engagement sur la Voie. L’enseignement et la pratique du Hara, du centre vital de l’homme, font prendre conscience de ce processus. Pour ce qui est des rapports entre  » esprit occidental  » et  » sagesse orientale « , il devient évident que les oppositions entre monde oriental et monde occidental constituent, au fond, un problème inhérent à la nature profonde de l’homme.
Il faut faire une distinction entre les principes fondamentaux à valeur humaine générale et leur concrétisation qui prend différentes formes selon la race, les conditions géographiques, la tradition spirituelle et le niveau de développement. Le présent ouvrage n’a pas d’autre prétention que d’ouvrir une porte menant à une sagesse née de l’expérience transcendantale, sagesse dont on n’a pas, jusqu’à présent, assez apprécié la valeur.
Qu’il commence aujourd’hui à en être autrement ne signifie pas que l’on emprunte à une conception orientale, mais au contraire que l’on s’ouvre à une vérité propre à tous les hommes, vérité qui n’avait pas encore fait son chemin.

Se centrer au hara

Le hara et le cœur

Le « hara » est un mot japonais pour dire « ventre » et compris comme le « centre de l’énergie vitale ». On pourrait croire que seuls les orientaux connaissent et pratiquent cette « centration au hara » mais en fait elle était connue bien sûr dans la tradition biblique. Nous voyons sur cette image ce qu’on appelle en histoire de l’art un « ventre gothique » sur une sculpture romane d’un christ que l’on retrouve sur le tympan d’une église en France. Nous y voyons ainsi un ventre proéminent au centre d’une spirale (mouvement de l’énergie vitale) dessinée par les courbes du vêtement, et qui est ainsi là pour nous rappeler cette réalité. (vous trouverez des informations sur le hara par exemple sur ce site dont est tiré la photo)

Se centrer au hara permet de retrouver son calme et son équilibre et de le conserver tout au long de la journée, aussi, déjà sur ce plan, c’est une technique très précieuse. Elle est aussi une voie spirituelle « en soi », et vous trouverez, notamment dans les livres de Durkheim qui a fait redécouvrir cette technique en Occident, tout ce qu’il faut savoir pour adopter cette pratique très simple à mettre en œuvre. Elle permet de « faire le vide » et de dissoudre toute négativité tout en réinstaurant un équilibre énergétique. A partir de là, il est possible de prononcer le « nom de Jésus » (ou autre formule) sur la respiration (principalement l’expiration). C’est ce que recommandent certains pères du désert en disant « qu’il faut pousser le nom de Jésus jusqu’au fond des entrailles ».

Certains se concentrent plus particulièrement sur le nombril (omphaloscopie), ou commence par se centrer dans le hara avant de « monter dans le cœur ». C’est le « double mouvement » préconisé par saint Grégoire de Palamas : d’abord se centrer dans le ventre et retrouver l’équilibre (« la loi de mon Dieu est au milieu de mon ventre », déclare-t-il) afin de « calmer les passions » puis « monter au niveau du coeur » et entrer dans la répétition du mantra ( celui est préférable est le plus ancien, le mantra grec « Kyrie éleison« .) Nous entrons ainsi dans ce que l’on appelle la pratique de l’ésychasme.

Symbolique de la crèche de Noël

Omraam Mikhaël Aïvanhov 

Le centre Hara

Pourquoi Jésus, le fils de Dieu, devait-il naître dans une crèche, sur la paille, et non dans un magnifique berceau, dans la chambre d’une demeure vaste et somptueuse ? Là encore, ce détail est symbolique. Et vous comprendrez dans quel endroit de notre corps se trouve cette crèche si vous vous souvenez des conférences que je vous ai faites sur le centre Hara : je vous ai expliqué quel rôle peut jouer ce centre dans la vie spirituelle pour celui qui sait travailler avec lui. Si son nom, Hara, un mot japonais qui signifie ventre, montre que ce centre, situé à quelques centimètres au-dessous du nombril, est surtout connu au Japon, en réalité il était connu de tous les Initiés du passé et c’est de lui que parle Jésus quand il dit ; « De son sein jailliront des fleuves d’eau vive… » Ce « sein » c’est le centre Hara : c’est là que se trouve la crèche où doit naître le Christ entre le boeuf et l’âne, c’est-à-dire entre la rate et le foie.

Vous êtes étonnés, je le vois, vous croyez que c’est dans votre tête que Jésus naîtra. Avez-vous vu un enfant naître du cerveau de sa mère ? Non, Eh bien, il faut s’arrêter là-dessus pour réfléchir. Le ventre, les entrailles, on trouve cela dégoûtant, mais voilà que le Seigneur a choisi justement cet endroit pour que l’humanité se perpétue. Et c’est là aussi, dans le centre Hara, que le disciple doit faire naître en lui cette nouvelle conscience ; l’Enfant Christ.

Voir aussi Symbolique de la crèche de Noël

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