Signe du Capricorne

Cathédrale de Chartres, vitrail du zodiaque et des travaux des champs. Médaillon du capricorne.

Ce vitrail a été remplacé au XVIème par une représentation étrangère à cet ensemble symbolique. Le capricorne n’a pas son traditionnel arrière-train en poisson ou coquille et sa tête de caprin ne porte pas de cornes. Aussi regardons le vitrail de la cathédrale de Chartres, où figure un vrai capricorne.

Le signe du capricorne marque les jours les plus courts de l’année. Les gens restent chez eux. Dans « l’almanach des bergers » (1450) l’occupation des hommes sous ce signe est la pâtisserie. On prend le temps de cuisiner. Dans son aspect profond et intérieur ce signe invite au dépassement de soi. Comme la chèvre qui peut grimper sur les rocs les plus abrupts, nous devons avancer, même dans le dépouillement glacé de nos hivers personnels, de notre labyrinthe intérieur. Nous devons sortir de notre coquille et aller de l’avant. Le médaillon associé nous invite au banquet.

 
Celui-ci cloture ce cycle développé sur la motié inférieure de la rose ouest de la cathédrale Notre Dame de Paris. C’est le banquet de fin d’année, de fin du cycle zodiacal. Il répond au banquet de Janus sur la partie opposée de la rose de la cathédrale Notre Dame de Paris. C’est l’hiver et le repos, à l’opposé des durs temps du travail au champ, l’été.

Cathédrale Notre Dame de Paris, rose ouest, vitrail du banquet. La nappe est constellée de croix svastika

La nappe couverte de croix svastikas est un apport symbolique extraordinaire. Ce symbole est la Vie, sous l’aspect du tourbillon qui se développe autour d’un axe central immobile. Ce sont les mille visages de la manifestation de l’influx vital, immatériel.

Cet emblème est un des plus anciens que l’homme ait su tracer, voire le plus ancien. Utilisé en Europe à l’époque romane, en Iran, en Inde, il fut volé et détourné de son sens métaphysique par une secte politique allemande, responsable de génocide, durant la dernière guerre. Dans la culture de Samara, en Irak en -6000 avJC, la svastika figure déja le centre du monde et de la vie.

Oui, vous avez bien lu. Ce signe existe depuis l’origine des écritures et est utilisé encore aujourd’hui en Inde, 8000 ans plus tard. Aucun autre signe humain n’a eu cette longévité.

Alors nous comprenons le sens de ce banquet où un couple partage du pain, une coupe, ainsi que la tête de gibier dans la coupe bleue, posée au milieu de la nappe. Ce souffle divin enfante toutes choses ici-bas. L’homme en tire bénéfice pour son existence. Nourri par la svastika, champ fécond de la création, à la fin du cycle zodiacal de notre rose, il est aussi acteur de sa fécondité comme le montre les autres médaillons, dans le cycle du travail saisonnier.

Source : http://cathedrale.gothique.free.fr/Notre-Dame_de_paris.htm?fbclid=IwAR1vV890EavqxtzkkIXxIHef0CK6iYG-bERMH7HHwooH1JA1fSDUZExQJho

Le signe du Capricorne

  • La polarité : Féminine.
  • L’hémisphère : Expression des valeurs transpersonnelles.
  • L’élément : Terre.
  • La qualité : Cardinale.
  • Le transit solaire : le signe du Capricorne est parcouru par le soleil du 22 décembre au 21 janvier.
  • Le symbole : Une chèvre dont la partie postérieure est celle d’un dauphin.
  • La dimension psychologique : S’engager dans le monde pour concrétiser ses idéaux et incarner pleinement ses objectifs les plus profonds.
  • La dimension initiatique : Ne plus rien conserver pour soi-même et s’offrir totalement à la volonté divine.
  • La chute : Jupiter
  • L’exil : Lune
  • Le domicile : Saturne
  • L’exaltation : Mars
  • La mythologie : Atlas
  • L’apôtre : Judas / Saint Mathias
  • La pierre : La chrysoprase
  • L’essence végétale : L’épicéa

L’apôtre

Cathédrale Saint-Lazare, Autun. Judas se pend lui-même

La tradition de l’hermétisme chrétien associe Judas, et son successeur Matthias, au signe du Capricorne. A propos de Judas, nous savons qu’il fut surnommé l’Iscariote, un surnom dérivé de sicarios, le « sicaire », déjà étudié avec Simon le zélote. En effet, ce mot désigne un extrémiste utilisant le poignard (en latin sica ) . Or ceci est intéressant car le poignard (au même titre que l’épée) est un attribut de Mars dont le domicile est en Scorpion (associé à Simon) et dont l’exaltation en Capricorne (associé à Judas). Quoi qu’il en soit, nous savons que Judas remplissait la fonction d’économe au sein du collège des douze.

A ce titre, il s’illustra notamment lorsque, voyant une femme oindre les pieds de Jésus avec un parfum de grand prix, il s’écria : « Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu’on aurait donné à des pauvres? » Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait. » Or cette attitude nous révèle déjà une certaine insécurité face à la vie (incitant Judas à se replier sur lui-même et à ramener tout à lui) mais aussi une difficulté à saisir ce qui relève du plan affectif ou spirituel (c’est-à-dire une insensibilité aux dimensions de la gratuité, de l’amour ou de la foi).

Enfin, il semble évident que Judas perçut originellement en Jésus celui qui allait restaurer la puissance et la gloire d’Israël. Ne comprenant pas Ses propos sur la réalité spirituelle du royaume, il décida donc d’agir par lui-même pour concrétiser son idéal. Or, en voulant réaliser un idéal contraire à la volonté divine, il fut rapidement victime des forces de la néantisation. En effet, espérant sans doute contraindre le Christ à exprimer sa puissance et à instaurer un pouvoir temporel, il le remit aux autorités religieuses et l’issue de cet acte fut fatale. Personnifiant une volonté de concrétiser ses idéaux, même s’il faut pour cela transformer le monde pour qu’il s’accorde à sa propre vision des choses, Judas incarna ainsi le piège associé au signe du Capricorne. En effet, il s’opposa à Dieu, seul apte à décider du destin de Sa création et il devint dès lors un outil placé entre les mains des forces des ténèbres dont il fut victime (il se pendit).

Au contraire, Matthias, son successeur (et sa contrepartie positive) fut désigné par le sort : « Ils (les apôtres) firent cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le coeur de tous les hommes, montre-nous lequel de ces deux tu as choisi pour occuper, dans le ministère de l’apostolat, la place qu’à délaissée Judas pour s’en aller à sa place à lui. » Ainsi, à l’inverse de Judas, il incarna une attitude consistant à ne plus chercher l’exécution de sa propre volonté mais à laisser les choses s’exprimer selon la volonté divine. A ce titre d’ailleurs, Matthias est l’abréviation de Mattathias, un nom qui signifie « Don de Yahvé ». Jacques de Voragine nous précise en outre que « comme il avait en horreur la volupté, il (Matthias) triompha, par la maturité de ses mœurs, des séductions de la jeunesse. Il formait son cœur à la vertu, pour devenir apte à concevoir, enclin à la miséricorde, simple dans la prospérité, constant et intrépide dans l’adversité. Ceci, une fois encore, illustre bien les caractéristiques psychologiques fondamentales attribuées au signe du Capricorne.

La pierre

Chrysoprase brute

La tradition de l’hermétisme chrétien associe la chrysoprase au signe du Capricorne. Les anciens lui attribuèrent d’ailleurs ce nom parce que la couleur de cette pierre ressemblait à celle d’un jus de poireau contenant des points dorés (chrisos signifie or et prason signifiant « poireau »). Or le vert à toujours été associé au processus de transmutation en raison du fait qu’il est une couleur favorisant l’ouverture aux réalités intérieures. Conformément à cela, la chrysoprase incarne donc la volonté divine, l’action s’inscrivant dès lors dans une perspective de rénovation puisque, nous le savons, l’or a toujours été considéré comme un symbole de la lumière céleste et de la perfection.

L’essence végétale

L’épicéa (Picea Abies) notre populaire « sapin de Noël » fut traditionnellement associé au signe du Capricorne. Or une simple randonnée dans une forêt de sapins suffit pour éveiller un sentiment de nudité originelle, de gravité, de pérennité et de grandeur. En effet, à l’image de son tronc droit et élancé, cet arbre incarne la rigueur, la droiture et la perfection. En ce sens, il nous fait prendre conscience que la vraie rigueur de l’âme diffère considérablement de la rigidité, de la sévérité ou de l’austérité forgées par un ego endurci et prédominant. L’épicéa amène l’aspirant à réaliser que la rigueur véritable est une qualité qui s’éveille grâce aux forces de l’amour et de la compassion intérieure. Dans cette perspective, il est une aide pour que l’individu puisse vivre consciemment sa véritable destinée individuelle ou collective.

Source : Astrologie sacrée et symbolisme initiatique. C.R. Payeur

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