Arbre de vie

« Qui a des oreilles qu’il entende ce que l’Esprit dit aux églises :
Le vainqueur, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. »
(Nouveau Testament, Apocalypse de Jean, II, 7, édition La Pléiade)

Dans la Bible

Cet arbre est d’abord simplement mentionné, au début du Livre de la Genèse, dans le second récit de la Création (Gn 2, 9 ; Gn 3, 24), en même temps que l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Le premier symbolise l’immortalité. Il ne doit donc surtout pas être confondu avec l’autre arbre, l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Dans ces passages scripturaires, Dieu donne à l’homme, en la personne d’Adam et d’Ève, ce commandement formel : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car du jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. » (Gn 2, 17).

Cet arbre-là, de la connaissance du bien et du mal, est donc distinct de l’Arbre de la vie, sur lequel on a une précision cruciale dans le passage suivant, une fois que l’homme aura librement commis le Péché originel : « Maintenant, qu’il n’avance pas sa main et qu’il ne prenne pas aussi de l’arbre de vie, pour en manger et vivre éternellement. Et le Seigneur Dieu le fit sortir du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre d’où il avait été pris. Et il chassa l’homme, et il mit à l’orient du jardin d’Éden les Chérubins avec l’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Gn 3, 23-24).

L’Arbre de vie est également mentionné plusieurs fois dans le livre de l’Apocalypse, épilogue qui conclut la Bible (comme le livre de la Genèse est son prologue), en plusieurs passages, tels que : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! À celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. » (Ap 2,7) ; et : « Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de la vie. » (Ap 22,14) ; enfin : « Si quelqu’un retranche des paroles de ce livre prophétique, Dieu lui retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la cité sainte. » (Ap 22,19).

À partir du Ve siècle, à la suite de saint Augustin, l’Église a théologiquement développé, en fonction de ces passages du livre de la Genèse et de certaines épîtres de saint Paul, diverses doctrines liées au dogme du Péché originel.

Le christianisme a très tôt assimilé la Croix du Christ avec l’Arbre de vie, car, comme lui, elle redonne la vie, cette fois éternelle, à l’humanité déchue, blessée par le Péché originel en la personne d’Adam et d’Ève. L’Arbre de vie, par ailleurs, dans la tradition juive, est parfois rattaché à la menorah du temple de Jérusalem.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_vie

https://www.generation21.fr/post/il-y-avait-deux-arbres-dans-le-jardin

Les deux arbres dans le jardin d’Éden

Le récit de la création dans la Bible évoque deux arbres dans le jardin d’Éden, qui symbolise le bonheur auquel l’être humain est appelé : l’arbre de vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Au jardin d’Éden, il y a deux arbres remarquables : l’arbre de vie, au milieu du jardin (Gn 2, 9), et l’arbre interdit, l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Tout le malheur d’Ève et d’Adam consiste à s’être comme «décentrés» par rapport à la place que Dieu leur avait assignée au point de considérer l’arbre de la connaissance comme occupant le centre du jardin (Gn 3,3).

Pour le prophète Ézéchiel, l’Égypte est comparable à un arbre sans pareil : «Fils d’homme, dis à Pharaon, roi d’Égypte, et à sa multitude : “À qui te comparer dans ta grandeur ? Voici : un cèdre du Liban avait une belle ramure, des branchages produisant de l’ombre, et une taille si élevée que son sommet était au milieu des nuages. […] sa taille était plus élevée que celle de tous les arbres de la campagne, ses surgeons s’étaient multipliés, ses branches, allongées, grâce aux eaux abondantes qui coulaient vers lui. Dans ses rameaux nichaient tous les oiseaux du ciel, sous ses branches toutes les bêtes sauvages mettaient bas, et à son ombre habitaient de nombreuses nations. Il était beau par sa grandeur, par l’ampleur de son branchage ; ses racines s’étendaient jusqu’aux eaux abondantes. Les cèdres ne l’égalaient pas dans le jardin de Dieu.[…] aucun arbre dans le jardin de Dieu ne lui était comparable en beauté”» (Ez 31, 5-8) Mais voilà que, comme dans la Genèse, l’arbre n’a pas reconnu celui qui l’avait fait croître et «son coeur s’est élevé avec orgueil».

Il faudra donc attendre le prophète des derniers temps, le Messie, pour que la «Bonne nouvelle soit annoncée aux pauvres». À ce moment-là, l’arbre du jardin produira son fruit : «Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations» (Is 61, 1.11).

Il est clair que l’évangéliste avait toutes ces images et ces comparaisons en tête lorsque, évoquant le Royaume de Dieu, il met dans la bouche de Jésus ces paroles : «À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches» (Lc 13, 18-19).

Source : https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Jardin/Les-arbres-du-jardin-d-Eden

Avril, l’arbre de vie

Voir aussi :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s