L’École de la Civilisation de l’Amour

Une voie spirituelle pratique pour apprendre à aimer

La Civilisation de l’Amour ne se proclame pas. Elle s’apprend, se pratique et se transmet.

Nous parlons beaucoup d’amour.

Les religions parlent d’amour. Les philosophies parlent d’amour. Les chansons, les romans et les films parlent d’amour.

Et pourtant nos sociétés demeurent traversées par les conflits, les violences, les solitudes, les incompréhensions et les oppositions.

Il ne suffit donc pas de répéter :

« Aimez-vous les uns les autres. »

Encore faut-il apprendre à aimer.

Mais une question précède toutes les autres :

Qu’est-ce que l’Amour ?

Cette question ne constitue pas la conclusion de l’École de la Civilisation de l’Amour.

Elle en est la question permanente.

Car le mot amour peut désigner des réalités très différentes :

  • une émotion ;
  • un sentiment ;
  • une relation ;
  • une vertu ;
  • une pratique ;
  • une disposition de l’esprit ;
  • un état de conscience ;
  • une expérience spirituelle ;
  • un principe de transformation ;
  • voire une réalité métaphysique.

Dès que nous employons le mot amour, nous devons donc nous demander de quoi nous parlons.

C’est à cette condition que la Civilisation de l’Amour peut devenir autre chose qu’une belle formule.

Elle peut devenir une voie de connaissance, d’expérience et de transformation.


Pourquoi une École de la Civilisation de l’Amour ?

Une civilisation ne change pas seulement par de nouvelles institutions, de nouvelles technologies ou de nouvelles lois.

Elle change lorsque les êtres humains apprennent à vivre autrement.

Si nous voulons construire une civilisation fondée davantage sur la coopération que sur l’affrontement, sur le partage que sur la domination, sur la relation que sur l’isolement, l’amour ne peut rester une simple aspiration morale.

Il doit devenir une pédagogie.

Il faut apprendre :

  • à distinguer les différentes formes de l’amour ;
  • à reconnaître celles que nous vivons déjà ;
  • à exercer celles qui restent peu développées ;
  • à observer ce qui, en nous, empêche d’aimer ;
  • à transformer notre relation à nous-mêmes et aux autres ;
  • à donner, recevoir et partager ;
  • à traverser la souffrance, la peur, la séparation et la mort ;
  • à découvrir ce qui se produit lorsque l’emprise du moi se desserre ;
  • à inscrire enfin cette transformation dans des relations et des formes de vie concrètes.

L’École de la Civilisation de l’Amour naît de cette nécessité.


Une voie spirituelle pratique

La Civilisation de l’Amour n’est pas une nouvelle religion.

Elle n’est pas davantage une tentative de fusionner les traditions spirituelles dans un système unique.

Elle cherche à créer un espace de rencontre, d’étude et surtout d’expérience autour d’une question commune :

Comment l’être humain peut-il apprendre à aimer et se transformer par l’amour ?

Le projet dépasse ainsi le simple dialogue interreligieux.

Il devient progressivement une pédagogie comparée de la transformation par l’amour.

Mais cette pédagogie n’a pas vocation à devenir un système fermé.

Elle constitue au contraire un chantier ouvert, appelé à être repris, transformé et enrichi par d’autres personnes à partir de leurs propres appartenances culturelles, spirituelles, religieuses ou philosophiques.

Chacun peut poser, depuis sa tradition, la même question :

Qu’avons-nous appris de l’amour, et comment pouvons-nous en transmettre l’expérience ?


Pourquoi commencer par la Grèce, le bouddhisme et le christianisme ?

Ce choix n’a rien d’exclusif.

Il correspond simplement au chemin concret par lequel cette recherche a commencé.

Le christianisme constitue l’un des enracinements historiques du projet. La réflexion sur la Civilisation de l’Amour est notamment née d’un travail autour de l’amour chrétien, de la nature, de la prière, de la Trinité et de la relation.

Le bouddhisme est ensuite apparu comme un interlocuteur majeur parce qu’il propose des méthodes particulièrement développées d’observation de l’esprit, de méditation, de transformation intérieure, de compassion et de travail sur la souffrance, l’impermanence et la mort.

La philosophie et la culture grecques offrent enfin un troisième apport essentiel : elles permettent de distinguer différentes formes de l’amour et constituent historiquement un pont remarquable entre des mondes spirituels différents.

La Grèce est également devenue, dans ce projet, un territoire concret d’expérimentation et de création, jusqu’à faire d’Athènes la capitale symbolique de la Civilisation de l’Amour.

Ce premier triangle — Grèce, bouddhisme, christianisme — ne constitue donc pas une définition universelle de l’École.

Il constitue son point de départ.

D’autres personnes pourraient commencer ailleurs.

Depuis l’islam.

Depuis le judaïsme.

Depuis l’hindouisme.

Depuis le taoïsme.

Depuis les traditions africaines, amérindiennes ou asiatiques.

Depuis une philosophie humaniste ou une démarche spirituelle sans appartenance religieuse.

L’enjeu n’est pas que tous empruntent le même chemin.

L’enjeu est que chacun puisse contribuer à une recherche commune :

comment apprendre à aimer, comment se transformer par l’amour, et comment faire de cette transformation une force de civilisation ?


Trois premiers chemins

Chaque tradition possède ses propres pratiques, ses propres concepts, son histoire et son cadre métaphysique.

Il ne s’agit donc pas de distribuer artificiellement les rôles.

Le bouddhisme possède une immense tradition de compassion et d’amour bienveillant.

Le christianisme possède également une très longue tradition de contemplation, de discernement et de transformation intérieure.

La philosophie grecque ne se réduit pas davantage à un vocabulaire.

Ce qui nous intéresse est de comprendre les accentuations particulières, les méthodes et les expériences proposées par chacune de ces traditions.

Nous pouvons provisoirement les approcher ainsi :

La Grèce nous aide à distinguer les formes de l’amour.

Le bouddhisme nous offre des méthodes puissantes pour observer et transformer l’esprit et cultiver certaines qualités d’amour.

Le christianisme explore radicalement la dimension relationnelle et spirituelle de l’amour jusqu’à affirmer : « Dieu est Amour. »

Ce ne sont pas trois territoires séparés.

Ce sont trois premières portes d’entrée vers une même interrogation.


La Grèce : distinguer les formes de l’amour

Notre langue utilise volontiers un seul mot — amour — pour désigner des expériences parfois extrêmement différentes.

Nous aimons un conjoint.

Nous aimons un ami.

Nous aimons nos parents ou nos enfants.

Nous pouvons aimer notre propre existence, une activité, une ville, un paysage, une communauté, l’humanité ou Dieu.

Mais s’agit-il du même amour ?

La langue et la culture grecques offrent un vocabulaire particulièrement fécond pour explorer cette diversité.

Érōs, philía, agápē, storgē, philautía et d’autres mots permettent de commencer à distinguer différentes manières d’aimer.

Cette distinction n’est pas seulement intellectuelle.

Elle constitue le point de départ d’une véritable pédagogie.

Les huit manières d’aimer

L’objectif n’est pas d’apprendre huit définitions.

Il est d’expérimenter.

Reconnaître les formes de l’amour présentes dans notre existence.

Identifier celles qui dominent.

Découvrir celles que nous connaissons mal.

Observer leurs richesses mais également leurs possibles déséquilibres.

Apprendre à les développer et à les mettre en relation.

La Grèce nous offre ainsi une première étape essentielle :

apprendre à distinguer ce que nous appelons amour.

Page associée

→ Les huit manières d’aimer — Une pédagogie de l’expérience


Le bouddhisme : cultiver l’amour en transformant l’esprit

Il est difficile d’apprendre à aimer sans apprendre à connaître notre propre esprit.

Nos relations sont constamment traversées par nos peurs, nos attachements, nos projections, nos désirs, notre colère et notre tendance à nous placer au centre du monde.

Le bouddhisme a développé depuis des siècles une connaissance extrêmement fine de ces mécanismes.

Mais cette connaissance n’est pas seulement théorique.

Elle s’accompagne d’exercices.

La méditation apprend à observer l’esprit.

Mettā cultive la bienveillance.

Karuṇā approfondit la compassion.

Muditā ouvre à la joie devant le bonheur d’autrui.

Upekṣā développe une forme d’équanimité qui n’est ni indifférence ni froideur.

La bodhicitta, le lojong ou encore la pratique de tonglen ouvrent d’autres chemins de transformation de notre rapport à nous-mêmes et aux êtres.

Ces pratiques nous placent devant une découverte essentielle :

certaines formes d’amour peuvent être cultivées.

Nous pouvons nous exercer.

Transformer progressivement notre attention.

Transformer nos réactions.

Transformer notre manière d’entrer en relation.

L’un des grands supports pédagogiques de cette recherche est Le Livre tibétain de la vie et de la mort, qui permet d’aborder conjointement :

  • la méditation ;
  • la nature de l’esprit ;
  • la compassion ;
  • l’impermanence ;
  • la souffrance ;
  • la mort ;
  • et la transformation intérieure.

Pages associées

→ Bouddhisme et Christianisme

→ Bouddhisme et catholicisme

→ De la nature de l’esprit à la prière

→ Bouddhisme engagé : transformer l’esprit pour transformer le monde


Le christianisme : faire de l’amour une relation

Au cœur du christianisme se trouve une affirmation vertigineuse :

« Dieu est Amour. »

L’amour n’est donc plus seulement une qualité humaine ou une vertu morale.

Il touche à la manière même dont le christianisme comprend Dieu.

Et si Dieu est relation, l’amour devient aussi une manière de comprendre ce qui relie les êtres entre eux.

Dans cette recherche, l’enseignement de Charles-Rafaël Payeur et de son École de l’Amour constitue l’un de nos principaux points d’appui.

Sa lecture de la Trinité permet notamment d’explorer une pédagogie relationnelle fondée sur trois mouvements :

donner — recevoir — partager.

Aimer n’est pas seulement donner.

Il faut aussi apprendre à recevoir.

Et lorsque le don et l’accueil circulent, une troisième dimension devient possible :

la communion.

L’amour cesse alors d’être simplement quelque chose que possède ou ressent un individu.

Il devient ce qui circule entre les êtres.

Le christianisme ouvre également une autre interrogation fondamentale : celle de la Grâce.

Que se passe-t-il lorsque l’amour n’est plus seulement quelque chose que je décide de produire ?

Peut-il devenir quelque chose qui m’est donné, qui me traverse ou auquel je consens ?

Pages associées

→ Aux sources de l’Amour

→ L’École de l’Amour

→ Christianisme et Civilisation de l’Amour


De l’amour cultivé à l’Amour découvert

Nous pouvons commencer par nous exercer à aimer.

Cultiver la bienveillance.

Développer la compassion.

Apprendre le pardon.

Donner.

Recevoir.

Partager.

Écouter.

Prendre soin.

Mais les grandes traditions spirituelles semblent suggérer qu’un seuil peut parfois être franchi.

À mesure que l’emprise du moi se desserre, l’amour peut ne plus être seulement vécu comme une attitude que je produis.

Quelque chose d’autre peut apparaître.

Le bouddhisme et le christianisme interpréteront cette expérience différemment.

Le premier pourra parler de transformation de l’esprit, de vacuité, de compassion ou d’Éveil.

Le second pourra parler de Grâce, de présence divine, de communion ou de transformation en Dieu.

Il serait artificiel de prétendre que ces expériences sont identiques.

Mais leur rapprochement ouvre une question extraordinaire :

que découvre l’être humain lorsque celui qui croit aimer cesse progressivement de se placer au centre de l’amour ?

C’est peut-être là que se situe l’un des espaces de rencontre les plus féconds entre Éveil et Grâce.

Non pour les confondre.

Mais pour les faire dialoguer.

L’École de la Civilisation de l’Amour pourra ainsi explorer une progression fondamentale :

Apprendre d’abord à distinguer les formes de l’amour.

Apprendre ensuite à les exercer.

Découvrir enfin si l’Amour est plus profond que celui qui croit aimer.


La Grèce comme pont entre Orient et Occident

Cette rencontre entre traditions n’est pas entièrement nouvelle.

L’histoire a déjà connu des espaces où monde grec, bouddhisme et christianisme se sont rencontrés.

Le gréco-bouddhisme

Après les conquêtes d’Alexandre et la constitution des royaumes hellénistiques d’Asie, monde grec et monde bouddhiste sont entrés durablement en contact.

De cette rencontre est notamment né ce que nous appelons aujourd’hui le gréco-bouddhisme, particulièrement visible dans l’histoire et l’art du Gandhāra.

Il constitue un précédent historique précieux : des traditions différentes peuvent entrer en relation et produire de nouvelles formes culturelles sans nécessairement perdre leur identité.

Le gréco-christianisme

Le christianisme lui-même s’est profondément développé dans le monde grec.

La langue grecque, la philosophie et les catégories de pensée de l’Antiquité ont joué un rôle majeur dans la manière dont les premiers chrétiens ont progressivement formulé leur foi.

La Grèce apparaît ainsi comme un espace historique privilégié de rencontre entre spiritualité, philosophie et cultures.

Elle peut redevenir aujourd’hui un pont.

Pages associées

→ Gréco-bouddhisme

→ Gréco-christianisme

→ La Grèce, pont spirituel entre Orient et Occident


Athènes, capitale de la Civilisation de l’Amour

Toute civilisation a besoin de lieux où ses idées deviennent visibles et partageables.

Athènes occupe dans cette recherche une place particulière.

Elle demeure l’un des grands symboles historiques de la philosophie occidentale.

Elle appartient au monde où le christianisme ancien a rencontré la pensée grecque.

Et l’aventure hellénistique ouvre également vers les premières rencontres historiques avec le bouddhisme.

Athènes peut ainsi devenir aujourd’hui un lieu symbolique où ces héritages se rencontrent à nouveau.

Non pour reconstruire le passé.

Mais pour ouvrir une conversation sur l’avenir.

Entre Orient et Occident.

Entre spiritualité et philosophie.

Entre transformation intérieure et transformation sociale.

Entre sagesse ancienne et monde contemporain.

C’est dans cet esprit qu’Athènes devient pour notre projet :

la capitale symbolique de la Civilisation de l’Amour.

Page associée

→ Athènes, capitale mondiale de la Civilisation de l’Amour


Une pédagogie à vivre

Une École de l’Amour ne peut pas être seulement une bibliothèque.

Elle doit devenir une expérience.

L’étude doit déboucher sur une pratique.

C’est pourquoi cette École s’appuiera progressivement sur différentes formes d’expérimentation :

  • méditation ;
  • prière ;
  • exercices psychospirituels ;
  • pratiques de compassion ;
  • écoute ;
  • pardon ;
  • apprentissage du don et de la réception ;
  • gestes symboliques ;
  • chant ;
  • marche ;
  • relation à la nature ;
  • création ;
  • fêtes et rituels ;
  • tourisme poétique ;
  • expériences communautaires ;
  • attention portée à la manière dont nous rencontrons les autres.

L’objectif n’est pas d’accumuler les pratiques spirituelles.

Il est de découvrir celles qui transforment réellement notre manière d’être.


Une pédagogie de la transformation

Le chemin proposé par l’École peut désormais être résumé en six mouvements :

Distinguer → pratiquer → expérimenter → se transformer → entrer en relation → construire

Distinguer

Apprendre à reconnaître les différentes formes de l’amour et ne plus utiliser ce mot comme une réalité indifférenciée.

Pratiquer

Cultiver consciemment certaines qualités : bienveillance, compassion, écoute, don, accueil, pardon, présence.

Expérimenter

Ne plus seulement penser l’amour, mais observer ce qu’il produit réellement dans notre corps, notre conscience et nos relations.

Se transformer

Découvrir comment ces pratiques transforment progressivement notre rapport au moi, aux autres et au monde.

Entrer en relation

Faire de cette transformation intérieure une nouvelle manière de rencontrer les êtres.

Construire

Chercher comment cette transformation peut prendre forme dans nos familles, nos communautés, nos institutions, notre culture, notre économie et notre civilisation.


De l’être humain à la civilisation

La transformation personnelle ne suffit pas.

Mais aucune transformation durable de la société ne peut probablement faire entièrement l’économie d’une transformation des êtres humains.

Une Civilisation de l’Amour ne peut être imposée par décret.

Elle doit naître dans les relations.

Dans les familles.

Dans les communautés.

Dans les villes.

Dans l’éducation.

Dans le travail.

Dans l’économie.

Dans la culture.

Dans notre rapport à la nature.

Dans notre manière de créer et de partager.

Le chemin va ainsi :

de l’être humain à la relation ;
de la relation à la communauté ;
de la communauté à la culture ;
de la culture à la civilisation.

L’École de la Civilisation de l’Amour ne cherche donc pas seulement à former des personnes plus spirituelles.

Elle cherche à explorer comment une transformation intérieure peut devenir une force de civilisation.


Une école ouverte : un chantier à reprendre

L’École de la Civilisation de l’Amour n’est pas un système achevé.

Elle est un chantier ouvert.

Elle ne prétend ni posséder une définition définitive de l’amour ni proposer une voie universelle que tous devraient suivre.

Elle part d’un lieu précis, d’une histoire précise et de rencontres particulières : le christianisme, le bouddhisme et la pensée grecque.

Mais son ambition est précisément que d’autres puissent reprendre la démarche depuis leur propre lieu.

Un musulman pourra interroger l’amour à partir du Coran, du soufisme, de la raḥma ou de la tradition spirituelle de l’islam.

Un juif pourra la reprendre depuis la Bible hébraïque, l’alliance, le ḥesed, la tradition rabbinique ou la mystique juive.

Un hindou pourra l’explorer à partir de la bhakti, du yoga et des multiples voies de la tradition indienne.

D’autres pourront partir du taoïsme, du confucianisme, des traditions africaines, amérindiennes, asiatiques ou océaniennes.

Et d’autres encore pourront travailler depuis une philosophie humaniste, une expérience artistique, une approche psychologique ou une spiritualité sans appartenance religieuse.

Il ne s’agit pas de tout réunir artificiellement dans une doctrine commune.

Il s’agit de permettre à chaque tradition et à chaque culture de poser ses propres questions, de proposer ses propres pratiques et d’apporter son expérience à une recherche partagée.

L’École pourrait ainsi devenir progressivement une constellation de pédagogies de l’amour.

Différentes par leurs langages.

Différentes par leurs croyances.

Différentes par leurs pratiques.

Mais reliées par une même interrogation :

qu’est-ce qui, dans notre héritage, peut aider l’être humain à mieux aimer ?

Et une seconde question, tout aussi importante :

qu’avons-nous appris que nous pouvons transmettre aux autres sans leur demander de devenir semblables à nous ?

La Civilisation de l’Amour ne demande donc pas l’effacement des appartenances.

Elle peut au contraire se construire à partir de leur rencontre.

L’unité recherchée n’est pas l’uniformité.

Elle est la capacité de cultures et de traditions différentes à contribuer ensemble à une civilisation où l’être humain apprend davantage à donner, recevoir, partager, prendre soin et entrer en relation.


Une invitation

Cette École ne s’adresse donc pas seulement à ceux qui voudraient en suivre les propositions.

Elle s’adresse aussi à ceux qui voudraient les reprendre.

Les discuter.

Les expérimenter.

Les corriger.

Les enrichir.

Et inventer, depuis leurs propres traditions, d’autres chemins.

Car une Civilisation de l’Amour ne pourra probablement jamais naître d’une doctrine unique diffusée depuis un centre.

Elle devra se construire comme un réseau d’expériences, de traditions, de communautés et de créations capables de dialoguer entre elles.

Tout au long de ce chantier, une question doit rester ouverte :

Qu’est-ce que l’Amour ?

Car peut-être commençons-nous par croire que nous allons apprendre à aimer.

Et peut-être découvrons-nous finalement que le véritable enjeu est de devenir suffisamment disponibles pour que l’Amour puisse advenir.

Distinguer.
Pratiquer.
Expérimenter.
Se transformer.
Entrer en relation.
Construire.

La Civilisation de l’Amour ne se proclame pas.

Elle s’apprend, se pratique et se transmet.