
Allumer une bougie nous met en contact avec les quatre élements
« Allumer une bougie n’est pas un acte aussi simple et insignifiant qu’il y paraît car, par cet acte, on entre en contact avec les quatre éléments. La bougie elle-même, qui est solide, représente la terre. Vous l’allumez, voilà le feu. Puis, peu à peu, la bougie commence à fondre et un tout petit lac se forme dans le creux : c’est l’eau. Quant à l’air, il est là, présent, car il est indispensable au feu. Privé d’air, le feu s’éteint, et même si on ne le voit pas, on perçoit sa présence dans les mouvements de la flamme qui oscille légèrement.
Donc, lorsque vous allumez une bougie, vous devez être conscient que vous vous trouvez en présence des quatre éléments fondamentaux de la création et que vous pouvez travailler avec eux en vous liant aux quatre grands Anges qui les gouvernent : l’Ange du Feu, l’Ange de l’Air, l’Ange de l’Eau et l’Ange de la Terre.* «
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Premier dimanche de l’Avent

« Un souhait pour autrui » (méditation du premier dimanche de l’Avent)

Veillez !
Il était une fois, une soirée d’été entre amis et jeunes frères étudiants dominicains. « – Et si on écrivait chacun un souhait pour autrui ? On les mélange dans une corbeille et on tire chacun un papier. On laisse l’Esprit Saint, s’il a envie, nous suggérer un conseil par ce jeu de hasard… » Bon, d’accord : la foi catholique n’aime pas trop provoquer l’Esprit Saint… Mais après tout, ce jeu n’avait pas beaucoup d’enjeux ; et surtout l’Esprit, celui de Dieu, peut faire sortir un bien d’un exercice ludique de jeunes à qui il accorde sans doute une certaine indulgence… À mon tour, j’ai donc tiré un papier ; j’ai lu : « Veille ». « Veille », comme une invitation ou comme… un ordre. Ce mot s’est gravé en lettres de feu dans mon cœur. Veille sur ton frère. Fais aussi attention à toi ! Sois attentif à l’autre et prends garde. Ne sois jamais pris en défaut de fraternité et ne te laisse pas surprendre. « Veille », c’est comme le résumé des mots du Christ : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères… »* ; et, « Tu es fou ! Cette nuit on te redemande ta vie ! »** Tout vient à point à qui sait veiller. Veiller, c’est aussi se laisser modeler par Dieu qui est proche. Fares, un de mes frères novices, Irakien, semblait lui-même sculpté par la prophétie d’Isaïe : il était là, blotti, veillant, attentif aux mains immenses du potier qui le façonnait. Il criait vers Dieu : « Si tu déchirais les cieux ! » : son pays était emporté par l’opération Tempête du désert, la campagne militaire, la dévastation suivie de la guerre civile. Il n’avait aucune nouvelle de sa famille. Il veillait. Dieu, dans son incompréhensible dessein, est venu le chercher. Sans doute, était-il prêt. Il est décédé pendant notre année de noviciat dans un banal, bête et terrible accident. Depuis, il ne m’a plus quitté. C’est lui qui veille sur moi, lui qui est maintenant tout proche de Dieu, dans son Royaume. * Matthieu 25, 40 ** Luc 12, 20