| latin | français (Vatican 1878) |
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| Angele Dei, qui custos es mei, me Tibi commissum pietate superna, illumina, custodi, rege et guberna. Amen. | Ange de Dieu, qui êtes mon Gardien, par un bienfait de la divine Providence ; éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi, et gouvernez-moi. Ainsi soit-il. |
L’auteur exact de la prière Angele Dei reste, stricto sensu, inconnu. On affectait parfois, selon la tradition, l’auteur à saint Anselme de Cantorbéry († 1109), mais sans façon critique. Il semble que l’on l’ait ajoutée plus tard dans ses œuvres.
Les études récentes préfèrent cependant son contemporain Réginald de Cantorbéry († vers 1109) en tant qu’auteur. Il est exact qu’il fut élu et était en fonction comme talentueux poète de cette abbaye Saint-Augustin de Cantorbéry, titre officiel. Le poème en strophes se présente dans sa Vita Sancti Malchi (Vie de saint Malchus de Maronie). Une édition se compose de six strophes, avec rimes « aaaa eeee i i i i oooo uuuu aaaa (selon toutes les voyelles dans l’ordre alphabétique) », ce qui indique que l’œuvre avait été composée par un poète de qualité. Réginald, moine bénédictin, avait écrit cette pièce en vers léonin et en 4 000 lines. Or, cette poésie complète dédiée à l’ange gardien serait tombée dans l’oubli très vite, à l’exception du début, le texte actuel.
– Quatemiones Malchi Ad Angelum Suum
(I) Angele, qui meus es custos pietate superna,
Me tibi commissum serva, tueare, guberna ;
– ligne 290 – terge meam mentem vitiis et labe veterna
Assiduusque comes mihi sis vitæque lucerna.
(II) Angele, fide comes, sapiens, venerande, benigne,
Me movet et turbat mortis formid malignae
Intentatque mihi poenas et Tartara digne
– 295 – Tu succurre, precor, baratri ne mergar in igne.
(III) Angele, confiteor, quia sæpe fidem violavi
Spiritibusque malis numeroso crimine favi
Et precepta Dei non, sicut oportet, amavi,
Proh dolor et Christum prave vivendo negavi.
(IV) – 300 – Angele, quando meos actus per singula tango
Meque reum mortis video, per singula plango,
Ora rigo lacrimis mentem cruciatibus ango ;
His me solve malis, et laudes votaque pango.
(V) Angele, me iugi tua salvet cura rogatu,
– 305 – Ne pro multimodo peream damnerque reatu,
Me de terribili tua liberet ars cruciatu,
Dignus ut angelico possim fieri comitatu.
(VI) Angele, qui nosti quæ sunt in fine futura,
Qui medicus meus es, mea spes, mea vulnera cura,
– 310 – Vulnera, mens quibus est, nisi cures me, peritura ;
Ergo mei cordis fac sint penetralia pura.
En savoir plus https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Angele_Dei#Historique
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